mardi 17 août 2010

Drôle d'été

En juin, j'envisageais mon été d'un air sombre en pestant contre la maudite saison des amours et sur la chaleur que je n'aime pas.. J'aurais volontier skippé les deux mois suivant et fait le saut en septembre sans même sourciller.. Mais bon, les sauts dans le temps n'ayant pas encore été inventés, j'ai pris mon courage et ma patience à deux mains et je me suis dit : Bon autant t'y faire, plonge ma belle!

Voilà exactement ce que j'ai fait... Bon ce n'était pas toujours plaisant et pas toujours facile, mais je me suis forcé, et Ô surprise je me suis amusé... La sangria aidant, les amis aussi, j'ai redécouvert une facette de moi qui s'était caché depuis de long mois...Souhaitons la bienvenue à mon plaisir de vivre!! Oh que ça fait du bien de ne pas se forcer pour se lever le matin, de me pas trainer sa mélancolie comme on traine un boulet! Comme c'est agréable de se réveiller et de se dire: " et si on passait une belle journée?".

Toute cette joie retrouvée me fait me poser la question suivante: Mais qu'est-ce qui a changé?
Je ne sais pas, rien dans ma vie n'a vraiment changé, j'ai le même travail, le même appartement un peu trop petit... Ce qui a changé? Il semblerait que ce soit moi... Tout simplement...N'allons pas crier victoire toute suite, mais j'aime penser que la période sombre soit ENFIN derrière moi.

Il y a t-il plus étrange que les maux de l'âme? Ils repartent comme ils sont apparus, sans crier gare et sans prévenir...

Je me suis remis à la méditation, chose que je n'avais pas fait depuis trois ans déjà. Je réalise que ça me manquait, que l'état de félicité qui accompagne l'état de conscience absolue m'énergise, me permets de voir plus clair. Peut être est-ce en partie responsable de mon bien être actuel.. si c'est le cas tant mieux! Prendre du temps pour soi uniquement, faire preuve d'égoïsme pur, c'est une chose qu'on ne fait pas assez. Ces petites heures où je me coupe de tout, même le téléphone (c'est tout dire!!), me procurent une paix dont j'ai franchement besoin.

J'essaie de me retrouver, de renouer avec qui je suis et ce que je veux, de laisser les autres venir me rejoindre, de les laisser entrer.. Comme j'ai toujours fait, avant.. Avant quoi? Je ne sais pas. À partir de quand me suis-je fermée? En même temps que le mal de vivre s'est pointé le bout du nez? Vraiment ça c'est passé insidieusement..Sans que je m'en rende compte. Il a fallu une phrase lancé au hazard des conversations avec une amie pour que je réalise l'étendue des dégâts.

Me voilà donc, pleine d'énergie et de désir pour la vie en général, je la savoure comme une bonne crème glacée Lavande et miel.. avec précaution et parcimonie...

Je ne peux pas parler de cet été bizarre sans faire mention d'une personne qui est apparue soudainement alors que je ne m'y attendais pas.. Une belle surprise dans cet été qui s'annonçait tellement obscure. Une surprise tout en douceur et en affection. Je n'ai pas de mot pour qualifier cette "relation" parce que c'est si compliqué et si simple en même temps... Je ne veux pas mettre de mot, ni expliquer, je veux seulement rester dans cette bulle de bien-être que ça m'apporte. Je ne lui dirai pas merci car il m'a dit "quand on dit merci c'est qu'on a pu besoin de toi". Je dirai donc que j'apprécie ce qu'il est, ce qu'il m'a permis de retrouver et ce qui me met le sourire aux lèvres régulièrement durant la journée. Je lui dirai que tranquillement il se taille une place bien à lui... Je ne sais pas c'est quoi sa place, mais elle est là...

Je ne veux pas penser au temps qui passe, ni à l'automne qui mine de rien se pointe le bout du nez. Cet automne que j'ai tellement souhaité en juin et qui la sonne un peu comme une fin. Une fin de quoi? Je ne sais pas...

Un été où les amis ont repris leur place, celle qu'ils n'auraient jamais dû perdre. Mais les ai-je laisser partir ou sont-ils partis d'eux même? Pas évident comme question...C'est sûr que le brouillard qui m'entourait n'était pas très divertissant. Heureusement, il y en a qui ce sont acharnés et qui on contribué pas leur présence à repousser la noirceur. Martin, Maude, Mike, Geneviève, Nathalie et JS vous avez été ma lumière... Je vous nomme parce que je crois que vous devez savoir que c'est de vous que je parle...Pas de merci, car j'ai encore besoin de vous...

Un drôle d'été je vous dit.. l'été de mes 32 ans.. Pas de quoi faire un film avec ça, mais je vais sûrement m'en rappeler, comme un été de négociations avec moi-même, de combats et de victoires, de joies et de peines aussi. Un été qui n'est pas encore achevé, il y a mes vacances qui arrivent à grands pas.. plus que 4 jours... Au menu, je ne sais pas, mais certainement du plaisir, du repos et surtout la paix.....

1 commentaire:

  1. Je lis ton texte ce soir pour la deuxième fois, au plaisir d'en lire un autre du même ton très bientôt :)

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